Je sais à quel point l'allaitement peut être difficile. Je me sens donc très chanceuse d'avoir des allaitements sans douleur avec un bébé qui prend bien le sein, mange rapidement et prend du poids. Mais c'est quand même un travail épuisant.
Il y a des moments où je suis impatiente de prendre mon bébé et de le nourrir. Il y en a d'autres, quand il est trop fatigué ou qu'il ne se calme pas, qui sont totalement épuisants.
Et avec une forte poitrine (je fais actuellement du 95G), il y a beaucoup d'accessoires qui accompagnent l'allaitement. J'empile des coussins autour de moi pour me sentir soutenue. Je le confie à quelqu'un le temps de détacher mon soutien-gorge (je n'y arrive toujours pas d'une seule main), de sortir mon lourd sein, de le reprendre (avec mon sein qui pendouille - vous pouvez imaginer ce que ça donne dans un lieu public !) et de le mettre au sein en utilisant une main pour soutenir sa tête et l'autre pour m'assurer qu'il ne s'étouffe pas contre le sein. Ce n'est ni facile ni glamour. Ma posture souffre de ce poids et si je n'ai pas tout ce dont j'ai besoin à portée de main (téléphone, eau, télécommande), je me sens prisonnière.
J'ai compris que l'allaitement "à la demande" implique toujours une certaine manipulation de ma part. Et j'ai très vite appris à m'essuyer les fesses alors que mon bébé tète mon sein. C'est un sacré talent.
À toutes celles qui s'apprêtent à commencer cette aventure, mon conseil est de vous renseigner sur l'allaitement, de choisir ce qui est le mieux pour vous et de savoir où trouver du soutien. Je ne cherche pas à dire que "l'allaitement maternel est supérieur". Mais je veux que vous en sachiez assez sur l'allaitement pour faire votre propre choix éclairé et tenir bon quand les choses deviennent difficiles et que les gens vous disent le contraire.
À la maternité où j'ai accouché, je suis restée deux nuits dans le service postnatal. Les deux nuits, mon bébé a pleuré constamment tant qu'il n'était pas dans mes bras. Les sages-femmes n'arrêtaient pas de me dire que c'était parce qu'il avait faim et que je ne produisais pas assez de lait. Elles m'ont suggéré de tirer mon lait et de compléter avec du lait artificiel. Comme j'avais fait mes recherches, je savais que ce n'était pas vrai (et je comprends que dans certaines circonstances, il soit nécessaire de faire les deux, mais ce n'était pas mon cas). Et même si je savais qu'il ne fallait pas les écouter, je connais tellement de femmes qui auraient suivi ce conseil et changé leur façon de nourrir leur bébé. Il n'est pas étonnant que les taux d'allaitement dans ce pays soient si bas.

Comme pour tout, il y a tellement de conseils contradictoires que cela ne fait qu'ajouter au stress. Mais j'ai trouvé du soutien auprès des entreprises et personnes suivantes, et j'espère que vous en trouverez aussi :
https://www.cordeliauys.co.uk/myresources
https://kathrynstaggibclc.com/
https://www.pachamama-london.com/courses/p/replay
https://www.amazon.co.uk/Positive-Breastfeeding-Book-Everything-confidence/dp/1780664605
Si vous commencez tout juste votre aventure comme moi, on m'a dit que cela devient plus facile avec le temps. Bonne chance et persévérez !
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